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Interview du Directeur

 

 

 

David, pourquoi changer d’identité, d’appellation ? 

 

Il ne s’agit pas de changer pour changer. PLAY International est à la fois la conséquence du repositionnement stratégique de l’ONG et un moyen pour accompagner son développement. Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour accélérer le déploiement de nos actions. Le lien n’est pas forcément évident au premier abord mais le changement de marque est là pour profiter aux bénéficiaires de nos programmes.

 

Quel est l’origine de ce nouveau positionnement stratégique ?

 

 

Depuis sa création, Sport Sans Frontières a pu voir comment le sport pouvait concrètement être une solution à des problématiques éducatives, sanitaires, sociales. L’ONG a su développer de nouveaux modes de prise en charge fondés sur le sport et le jeu. Dans la mesure où ces derniers fonctionnent dans des contextes différents, et que les besoins sociaux sont importants, la question est la suivante : comment générer plus d’impact tout en optimisant les investissements financiers ?

 

Et quelle est-donc l’idée principale de cette nouvelle approche ? 

 

 

La valeur ajoutée la plus importante de l’ONG réside dans sa capacité à créer du contenu pédagogique et le transmettre à des praticiens sur le terrain. Il s’agit aujourd’hui d’optimiser cette capacité de production afin de la diffuser au plus grand nombre de praticiens et d’organisations partenaires. A l’instar de ce que nous faisons aujourd’hui, à travers le programme Playdagogie, il s’agit de rendre accessibles ces outils et de les déployer à grande échelle. La combinaison entre notre capacité de créer des outils novateurs et le développement d’un éco-système de praticiens est la clef pour générer plus d’impact social.

 

Il faut donc nécessairement changer la marque de l’association pour cela ?

 

 

Oui. Si nous souhaitons optimiser nos chances de réussir il faut lever tous les freins entravant le développement de nos actions. Cette nouvelle stratégie implique un nouveau modèle opératoire : nous multiplions aujourd’hui les collaborations à travers le monde, et ce avec des organisations très différentes (instances publiques, ONGs, fédérations, entreprises, etc). Il faut donc que l’identité soit résolument universelle. Lorsque nous créons une association affiliée, portant la même marque, il faut qu’elle soit comprise partout et par tous. La globalisation de nos actions concerne également le champ d’intervention : en déployant des actions dans les écoles à Paris ou à Londres, nous sortons de la logique purement humanitaire, post-urgence. La référence au « sans frontièrisme » dont MSF est le chef de fil perd de son sens. 

 

Y-a-t’il d’autres raisons à ce changement ?

 

 

En filigrane, il y a aussi une logique économique. Nous avons créé au fil de l’eau plusieurs marques (Playdagogie, Sport4Youth, All4Kids…) sans avoir forcément les capacités de les soutenir financièrement. Il s’agit donc également d’être plus efficace de ce point de vue et de limiter au maximum les investissements en matière de communication et de marketing. Nous devons pouvoir orienter le maximum des investissements sur notre cœur de métier.

 

 

 

 

 

Interview du Directeur
 

Rapport Annuel 2015

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